Manifeste du moment

Il est 10h34. Les voilà, tous. Ils s’entassent les uns à côté des autres, les uns derrière les autres, seul, en couple.

Ils sont là, à se suivre, dans la même direction, à la recherche de la même chose, à la recherche d’une place, d’un stationnement pour leur véhicule rutilant et brillant. Les voilà à parler de jambonneau en ouvrant la porte de la voiture pour sortir des sacs vides à la main, à la recherche de leur nouveau Graal.

Après la place de parking, ils recherchent le chariot, cet ensemble mi métallique, mi plastique, d’une profondeur insoupçonnée, qui va permettre l’entassement des produits, les uns à côté des autres …

Et les voilà mines déconfites, à pousser leurs engins bleu en quête de produits, de promotions, de rayons achalandés …

Mais, comment en est-on arrivé là ?

Pourquoi choisit-on ce mode de vie ?

Beaucoup, sont des retraités. Comment peuvent-ils être heureux dans ce mode de consommation? Ils ont pourtant connu, comme moi dans ma jeunesse, la petite supérette du village, le boucher-charcutier du village … ces échoppes d’autrefois qui n’ont su faire face à ces géants de la grande distribution qui proposent tout et surtout n’importe quoi à des prix imbattables.

Allez, une place se vide, et hop, quelqu’un s’y gare déjà !

Bien évidemment, aujourd’hui, on est mardi, il y a cinq pour cent de vos achats crédités sur votre carte de fidélité !

Vous pouvez avoir votre couple en bout de course mais, ce n’est pas grave voyons, grâce à vos courses vous restez fidèle à votre enseigne (préférée !) Bien évidemment

Ils sont tous là, le coffre ouvert à vider leur chariot et emplir leur véhicule, chacun dans sa solitude, chacun persuadé d’avoir fait le bon choix, acheté les bonnes promos.

Ils ne semblent pourtant pas si heureux, chacun face à son véhicule, son chariot, ses affaires sans connaître son voisin, sans lui jeter un regard, à part de méfiance, peut-être…

Allez, allez, poussez votre chariot, entrez dans la gueule de ce géant qui vus offrira plats préparés, facilité gain de temps … mais surtout malbouffe, stress ou dérèglement.

Je ne souhaite plus rentrer dans la gueule de ce géant, ne veux plus être assourdie par leurs pubs audio, leur musique trop forte, aveuglée par leurs spots et néons mettant en lumière un cabillaud plus qu’un saumon car il y a erreur sur la commande et aujourd’hui il faut vendre le cabillaud …

 

Devenez Volontaire SEINTINELLES

Les SEINTINELLES ??? KESAKO ???

logo-seintinelles

Que vous soyez malade ou non, MESDAMES, vous pouvez faire avancer la recherche! Les chercheurs, ont un besoin fondamental de ressources humaines, pour participer à des études. Ils perdent trop de temps et d’énergie à chercher, recruter et coordonner les volontaires qui rejoindront leurs différents panels et échantillons.

 

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Il faut peu de choses pour aider une femme qui en a besoin. Pour l’instant vous et dans votre entourage, personne n’est malade, vous ne vous sentez pas concernée. Certes, mais qui peut prédire l’avenir ? Et pourquoi ne pas profiter de quelques instants pour se mobiliser et partager ensemble pour faire avancer la recherche.

Pensez y :

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Me voilà, 2015 !

Bonjour les amis photographes,

Me revoilà ! Après une très longue absence remarquée par certains et certaines (merci Blogueries ferrovipathes !!!), me voici à nouveau sur le blog.

Je n’ai participé à aucun concours photos mais j’ai continué à assouvir, sur la page Facebook du blog, mes découvertes en photographies. S’il est très simple de transmettre les articles du blog vers Facebook il est malheureusement très complexe de faire l’inverse. Sinon, vous n’auriez pas remarqué cette longue absence.

Alors je vais décider de consacrer de nouveau du temps et de l’énergie pour vous faire découvrir les magnifiques photographies que j’ai l’occasion de mettre sur la page Facebook  » Une photo dès que je peux » que vous pouvez aussi aimer et suivre directement sur le réseau social.

 

La Photo de la Semaine / Sur un Poème

IMGP4820

Longueur Focale : 300 mm

Temps de pose : 1/60 sec.

Ouverture : f/32

Sensibilité ISO : 200

Andrée CHEDID – L’Ecume

L’ÉCUME

 

Sur la  plage candide 

L’écume lâcha sels et débris 


Elle zébra de rainures
 

Le sable immaculé 

Entama la soie de sa trame 

Entailla le grain de son tissu 


Sur les plages ingénues

Les vagues scellèrent leurs dissonances

Rythmant le sol

d’algues de nacre et de scories.

Andrée Chedid (1920-2011), in Au vif des vivants, Ed. Le verbe et l’empreinte, à Saint-Laurent du Pont, 1991.

(résultat trouvé sur http://poussierevirtuelle.over-blog.com/article-l-ecume-poeme-d-andree-chedid-101838367.html)